Interview

Il n’est pas toujours facile de comprendre ce que sont les 24h ? Grand événement tournant sur la participation des sections belges, C’est à la base, un petit groupe d’organisateurs qui lance, coordonne et porte l’activité pendant plus d’une année.
Pour comprendre un peu mieux cette organisation et voir quelle a été l’évolution des 24h, votre reporter attitré (c’est à dire moi-même) a été se frotter aux grands artisans des 24h.
Cette série d’interviews commence par Nicolas Pirard. Pourquoi lui et pas un autre ? Parce que l’occasion se présentait, et comme il avait fait partie de l’organisation de 8, 9, 10, 11, 12, 13, et 14° édition des 24h, cela me semblait un point de référence important pour commencer cette enquête.
Un peu d’historique pour que vous puissiez vous situer (dans le doute, n’hésitez pas à retourner cliquer sur les liens des éditions antérieures pour bien voir qui compensait les équipes précédentes), Nicolas a donc été dans l’équipe d’organisation des 8, 9, 10 et 11° édition, puis organisateur « en chef » des 12, 13 et 14°. Il est resté comme collaborateur photo dans les 15, 16, 17 et 18°.
Nico est un grand brun ténébreux. Il parle rarement pour ne rien dire, mais n’a pas heureusement la langue aussi bien pendue que votre serviteur. D’une forte carrure, il occupe l’espace et force l’écoute, mais avant tout, c’est quelqu’un qui se veut à l’écoute des autres et se fait fort de résoudre les problèmes.
Il est maintenant marié à Donatienne (que je salue au passage) et est père de deux superbes jumeaux : Marie et Noé. Entre le travail, les biberons et sa nouvelle maison qu’il est en train de refaire de la cave au grenier (les grandes entreprises ne lui font pas peur, comme vous devez vous en doutez), Nicolas (totem : Marmotte) a accepté de me recevoir chez « lui » :
C : Nico, je propose qu’on revoit tout d’abord un peu ton parcours dans les 24h. Je suppose qu’un peu comme tous les scouts de la 44° Troupe Santiano [fondatrice des 24h), tu as commencé ton cursus en tant que CP ?
Nico : Tout à fait, à la fin de la 7°, soit en 1991, l’édition de Nicolas Van Bunnen, j’ai aidé au rangement du matériel des 24h. J’étais pionnier en 1991-92, et l’organisation souhaitait alors compléter l’équipe avec des personnes plus jeunes. C’est ainsi que Laurent [Hees] et moi-même avons prix le dossier sécurité qui venait d’être créer. C’est David [Ortiz, cfr historique] qui nous supervisais, notre ancien chef de troupe.
C : Participant à la 8°, quelles sont pour toi les différences avec les éditions actuelles ?
N : Quand on participe aux 24h, on ne se rend pas compte de la taille réelle de l’événement. Pour les yeux de 17 ans que j’avais à ce moment-là, l’activité rassemblait beaucoup de scouts et guides. De l’intérieur, on voit moins la différence entre les éditions, point de vue du nombre.
C : Te voilà donc dans l’équipe d’organisation de la 8°, comment cela se passait-il ?
N : BVO [Benoît Van Oost, organisateur en chef des 24h pour les 4, 5, 6, 8, 9 et 10° édition !] connaissait mieux que quiconque l’événement. Si c’est Stéphane Frantzen qui a fait naitre les 24H ont vu le jour et ont pu s’ancrer au Bois comme un événement annuel incontournable, c’est BVO qui leur a donné la taille et la notoriété qu’on leur connaît aujourd’hui. Il dessinait les grandes lignes, veillait à ce que chacun connaisse son travail et que tout soit mis en place.
C : C’est aussi le moment de l’arrivée du matériel SNJ pour les sections !
N : oui, avant cela, le matériel de l’organisation venait de Naninne, mais c’est lors de la 9 ou 10° que les sections ont pu prendre du matériel via l’organisation. Cela voulait dire amener les tentes en camions, organiser les dépôts, les contrôles de tentes, et le retour. Une grosse gageure ! C’est entre autre pour cela qu’à la 10°, ce dossier s’est crée dans l’organisation. Il fallait des responsables à côté de BVO pour ce matériel supplémentaire.
C : Arrive la transition entre BVO et Laurent pour partir vers la 11° ?
N : Nous sentions à ce moment-là que Ben voulait vraiment laisser la place aux jeunes pour que les 24h puissent continuer sans lui. Il a beaucoup informé Laurent pour que ce relais se passe le mieux possible.
C’est aussi un moment où l’organisation s’est posée pour la première fois la question de passer en ASBL. Beaucoup de temps a donc été consacré à des rencontres avec la fédé, le CU, Stéphane Frantzen (premier organisateur des 24h) et Laurent [Hees]. Pour diverses raisons, dont le bon contact avec la FSC et les problèmes qui pouvaient arriver en cas de gros accidents ou de différences de points de vues avec les fédérations, nous avons décidé de continuer d’organiser l’activité sous le couvert de l’unité.
C’est une édition où nous n’avons pas changé fondamentalement le principe des 24h. Il fallait reprendre la succession de Benoît, et on essayait de faire de notre mieux pour suivre les jalons qu’il nous avait donné. Je m’occupais alors de l’administratif pour aider Laurent, et du dossier SNJ. C’est Vincent Callewaert qui s’occupait de l’animation. Ce dossier n’avait alors pas de budget réel. On se rappellera même que Vincent dû payer lui-même la location des K7 vidéo des films projetés dans le cinéma (pratiquement la seule animation hors course à l’époque).
C : C’est entre la 11° et la 12° édition qu’arrive alors le trou d’un an. Pas de 24h en 1996. Qu’est-ce qui s’est passé ?
N : La 11° s’était fort bien déroulé dans l’ensemble et Laurent était alors prêt, avec l’équipe, pour avancer dans des changements à l’intérieur des dossiers. Mais des problèmes dans ses études l’oblige à se réorienter et commence à travailler. C’est ainsi qu’à regret, il doit quitter les 24h par manque de temps. Les choses se sont brusquées lors de cette réunion en mi-octobre, et personne ne s’attendait à devoir reprendre l’équipe au pieds levé, on a alors décidé de chercher quelqu’un qui pourrait reprendre. Benoît-David s’est proposé. Nous étions très enthousiastes. Il était alors chef nuton, et connaissait quasiment toutes l’équipe dû au passé commun scout : Jean-Yves, François-Xavier, Vincent, Dimitri, moi et les autres. Mais en janvier, il a provoqué une réunion pour dire que cela n’était pas vraiment faisable : il n’avait pas assez d’expérience dans les 24h ne voulant pas se retrouver à gérer un événement qu’il ne connaissait pas. Il a donc demandé à quitter l’organisation.
C : cette décision a été bien perçue par l’équipe , je pense ?
N : oui, bien entendu. Passée le premier moment de surprise, nous avons compris sa position. Coordonner l’ensemble des 24h n’est pas une mince affaire, et sans une bonne connaissance de l’événement, ce n’est vraiment pas évident. Cela aurait vraiment été dommage que les 24h s’arrête ainsi, et je me suis donc porté volontaire pour reprendre le poste d’organisateur principal.
Nous étions alors dans une position qui demandait une décision rapide : fin janvier et toujours pas d’invitation lancée (cela se faisait beaucoup plus tard que maintenant, ce qui était d’ailleurs un vrai casse-tête administratif et budgétaire), la fédération scoute avait un grand événement qui s’organisait au mois d’avril et nous voulions pas faire les choses dans l’urgence. On a donc décidé d’envoyer un courrier aux animateurs pour dire qu’on postposait le rendez-vous à l’année suivante.
C : Vous avez alors presque un an et demi pour préparer la 12° ? Vous auriez pu vous reposer, puis pour finir ne pas faire cette édition, cela aurait pu aussi être la fin des 24h ? Quelles ont été vos préoccupations alors ?
N : Mais nous ne nous sommes pas du tout reposés sur nos lauriers. Au contraire, on a profité de ce temps pour repenser fondamentalement l’événement ! Beaucoup de réunions brainstorming ont engendrées énormément de discussions et de changement dans l’organisation des 24h.
Tout d’abord, la date : nous avions alors la possibilité de changer le rendez-vous. Nous avions pensé à septembre, mais les secondes sessions et le début de l’année nous semblaient des facteurs trop négatifs pour garder cette solution. Pour octobre, grand mois de guindaille pour les étudiants , cela nous paraissait compromis également. De plus, ainsi que pour les prochains mois, les conditions climatiques nous ont fait garder une rendez-vous vers avril.
Nous avons beaucoup travaillé au niveau de la sécurité. Elle a été beaucoup renforcée et de nombreuses équipes se sont crées. Cela a également été le moment où on a essayé de responsabiliser au maximum les responsables (organisateurs) de chaque dossier. Avant, beaucoup d’infos partait encore de l’organisateur principal, même pendant la course en elle-même. Nous avons essayé de donner plus de poids et d’autonomie à chacun par un timing plus précis, un road-book très élaboré avec les tâches des organisateurs et des collaborateurs. Chaque membre de l’équipe avait une connaissance plus approfondie du dossier dont il était responsable puisqu’il l’avait créé lui-même) mais aussi de l’ensemble de l’organisation des 24h ; Les nombreuses réunions de préparations ont permis à chacun de s’exprimer et de participer à la construction générale de ce rendez-vous. l’idée générale était de permettre à chaque membre de l’équipe de prendre plus de décisions au pied levé sans devoir passer par un noyau central. Cela rendait l’organisation plus flexible et plus dynamique.
Nous avons aussi beaucoup réfléchi au sens même de l’activité, et il nous a paru important de privilégier l’extra-course. C’est vrai qu’une des raison de la continuité des 24h est le renouvellement des participants. Au fur et à mesure des éditions, les scouts et les guides deviennent chefs, et on a toujours de nouvelles personnes qui ne se lassent pas de l’activité. Mais il nous paraissait important de privilégier l’animation, pour apporter un plus à la course. S’il y avait chaque année entre 3 et 5000 participants sur le site, seul une bonne centaine sont occupés simultanément, tandis que les autres doivent attendre leur tour et ne font donc pas grand chose de constructif.
Cela peut rapidement devenir une situation ingérable tant par les organisateurs que par les staffs de section. C’est donc Marie, Gibbon, Olivier et Barthélémy qui se sont occupé de cet aspect-là de l’organisation.
C : Quatre organisateurs en plus rien pour que l’animation ! Avec les autres personnes qui s’étaient rajoutées, je crois que vous aviez une des plus nombreuses équipes de l’histoire des 24h ! Comment cela se passait-il lors de vos réunions ?
N : c’est de fait la première fois qu’on est autant autour de la table. Cela n’a pas toujours été très évident, ni facile pour les organisateurs. Je pense à certains dossiers comme Cormo qui s’occupait de la sono. Il devait parfois vraiment se demander pourquoi il était venu assister à certaines réunions, mais cela était indispensable pour que chaque organisateur prenne des décisions globales : il fallait connaître tous les dossiers à fond et savoir ce qu’un changement pouvait créer comme problème dans les autres dossiers.
C : Donc une grande nouveauté visible pour les participants de la 12° : l’animation ! Quel en a été le bilan ?
N : Très positif. Les scouts et guides ont adoré, cela relançait vraiment tout un côté des 24h. Evidemment, passer de la 11° à tout ce qui était prévus à la 12° (portiques, improvisation, etc), cela n’a pas été facile. On s’est rendu compte que 4 organisateurs sur le même dossier n’amenait pas assez de communication. Ce qui expliquait des petits couacs de timing et de matériel. C’est pour cela que pour la 13°, on est reparti sur un seul organisateur [Chacma] et une équipe d’animation, comme on la connaît encore aujourd’hui.
C : Voici donc ta première édition des 24h en tant qu’organisateur responsable finie, quel est ton souvenir ?
N : Très bon. Toutefois, je me rappelle qu’au débriefing, Vincent m’a dit que j’étais trop gentil avec les gens. C’est vrai que j’aurais dû être plus incisif à certains moments, faire passer les impératifs plus vite et plus fort. Cela m’a permis de réfléchir sur ma position, mais il est vrai qu’au moment même, il ne m ‘a pas été facile à l’encaisser. On peut se montrer aimable avec les gens sans pour autant n’avoir que des amis. Les 24h, c’est avant tout une équipe où les personnes bossent ensemble, il faut qu’elles s’entendent bien, c’est comme un staff. Quand j’ai repris la 12° édition, c’était bien sûr avec des personnes venant de la 11°. Les contacts n’ont pas été identiques par rapport aux personnes qui sont arrivés dans l’organisation lors de la 12°, 13° et 14°.
Pour la 13°, les changements débutés l’année précédente continue à se révéler payant, l’animation se développe et continue à se renouveler. Il est important de garder un esprit critique et de se remettre en question continuellement pour conserver une activité intéressante et attrayante.
C : Un souvenir frappant pour la 13° ?
N : Oui, nous avons du fermer une passerelle car la sécurité n’était pas optimum, je me rappelle avoir du rappeler la société de construction. Ils ont envoyé un technicien dimanche matin, et le problème a été résolu. Nous avons aussi eu une pluie battante qui avait détrempé tout le bois. Les 5h se sont transformées en Woodstock ! Le matériel en prêt de la communauté française (Naninne) en a pris un fameux coup. Nous avons été frotter dans leurs locaux pendant 3 jours d’affilées, et cela a pu réduire les coûts de la facture, mais il y en avait tout de même pour plus de 130.000 FB (3.222,62 €). Incapables de réunir une telle somme, nous avons retiré une petite partie des cautions de chaque groupe pour pouvoir faire face à ce déficit.
C : Arrive la 14° ?
N : Je devais partir en Ersamus pendant 6 mois en Finlande à partir de décembre. J’ai donc demandé si quelqu’un voulait reprendre. Mais personne ne s’est proposé, il a donc été décidé que François-Xavier reprendrait la direction « administrative » de l’équipe pendant mon séjour nordique, et qu’on correspondrait par mail. C’est surtout la très bonne ambiance de l’équipe qui a permis de réaliser cette gageure. François-Xavier a eu pas mal de soucis avec les Autorités, mais il a fait mieux que se débrouiller : sans son dévouement en coulisse durant 3 mois, cette édition n’aurait pas pu avoir lieu. Cela a permis d’être deux à complètement connaître l’activité des 24h. Nous avons donc eu une édition très zen, où tous les impondérables se sont résolus avec beaucoup de calme. Vraiment une belle année.
Puis j’ai passé le flambeau à Jean-Yves pour la suite.
C : Le repas du lundi était devenu alors une institution, tu peux nous en dire plus ?
N : A ma connaissance, cela a commencé à la 8° où nous avons fait une petite bouffe ensemble, le dimanche soir après le rangement du matos. C’est vrai qu’à l’époque nous n’avions pas autant de matériel et donc le rangement était terminés vers 8 ou 9 heures du soir cela nous permettait de conclure le soir même par un petit repas ensemble. Et pour la 9° et 10°, on a commencé à réunir tous les organisateurs et les collaborateurs. C’était une façon de les remercier pour tout ce qu’ils avaient réalisé. Du fait que le poste SNJ était venu s’ajoute aux autres, le rangement proprement dit ne terminait plus que le lundi soir d’ou le déplacement du resto au lundi soir. On voulait éviter de faire la fête alors que certain était encore en train de bosser ou devait encore bosser le lendemain.On pouvait alors discourir et remercier ceux qui partaient. Cela s’est fait à la Ferme Rose pour la 10°. A centre sportif de Woluwé pour l’année de Laurent.
C : Quel est ton regard sur les 24h maintenant ?
N : je crois qu’elles ont acquis une belle stabilité. Un moment, nous nous étions dits que nous pourrions changer le principe, et faire un grand coureur des bois, ou d’autres idées aussi farfelues, mais déplacer 5000 scouts et guides devenait difficile. On s’est alors rattrapé en créant l’animation ?
C : Des regrets, des choses que tu aurais voulu entreprendre et qui n’ont pas marché ?
N : Mmh… De tout petits alors… [rires] J’ai essayé de rendre les 24h plus nationales, mais cela n’est jamais vraiment passés avec le coté néerlandophones. On a aussi voulu faire venir des sections de l’étranger, de France et des Pays-Bas. Cela demandait des contacts avec la SNCB et la SNCF pour que le coût du voyage ne soit pas trop important. On ne sait pas tout faire ?
J’ai également souhaité un rapprochement entre les 24h et les 5h. Le travail a été à moitié fait lors de la 12°, mais la situation n’a jamais vraiment évolué plus loin par après.
C : Qu’est ce que t’ont apporté les 24h ?
N : En 3 ans de responsable des 24h, j’ai appris plus qu’en 5 ans d’études : relations humaines, contacts, gestion de dossier et d’équipes, etc. J’ai surtout appris énormément sur moi-même. Cela a été pour moi la plus belle école de la vie. Une réelle transition, le lien entre le monde scout très fermé et protégé et le monde du travail.
C : Sans reprendre le questionnaire de Proust, je propose de clôturer par quelques questions.
Ton pire souvenir ? Etre au milieu de la plaine lors de la 10° et voir le souk que c’était !
Ton meilleur souvenir ? les amitiés que j’y ai découvert
Ta plus belle année ? La 13°
Ton édition la plus difficile ? La 10°
Ta meilleure concrétisation ? L’animation
Ton idée la moins concrétisée ? La bonne ambiance et la collaboration 5h-24h
Ta pire citation (posée par Donatienne) ? Lors du débriefing de la 12°, dont on a parlé avant : « Je ne suis pas gentil avec tout le monde, je ne crois pas avoir beaucoup d’ennemis, mais je ne partirai pas avec la moitié des personnes [organisateurs] autour de cette table en vacances. »
C : Voilà, Nico, merci de bien avoir voulu répondre à mes questions. Il me reste à te dire encore une fois merci pour tout le temps et l’énergie que tu as investie dans ces 24h. Tu as vraiment accompli de grandes choses, sûrement pas seul, mais il fallait être là pour coordonner cette équipe un peu folle. Je te laisse toi-même conclure cette interview :
N : « Les 24 H sont un merveilleux projet où l’on permet à beaucoup de monde de s‘épanouir, de grandir (dans le sens étymologique du terme) de se découvrir qui n’existe que par une multitude de « miracles » simultanés et convergents. L’un de ceux ci et non le moindre c’est la motivation ; Cette Motivation que l’on retrouve d’année en année dans les yeux des nouveaux responsables et qui permet chaque année de recommencer toujours mieux, toujours plus loin.
Pour avoir côtoyé et discuté avec des « professionnels » durant les 24h, pour être dans un cadre professionnel maintenant, je vous affirme que les 24 heures et tous ceux qui en offrant leur temps leur expérience, leur dynamisme, leur jeunesse, leur joie, représente les 24h, auraient beaucoup à apprendre par la qualité du travail qu’ils accomplissent à pas mal de ces gens qui se disent « professionnels »…
Tant que les 24H garderont cet esprit de service gratuit et d’engagement, je ne me fais aucun soucis sur son avenir
Bon vent à tous »
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